Archives de catégorie : Autres formes

La psychiatrie au service de la paix sociale

La psychiatrie au service le la paix sociale, c’est le titre du dossier du Passe-Murailles N°59 de Mars-Avril 2016 (pages 9 à 48) publié par le Genepi.

Dans une interview accordée au Genepi pour ce dossier (pages 22-23), Nicole Maillard-Déchenans, vice-présidente du GIA, rappelle deux positions du GIA qui vont à contre-courant de celles de presque toutes les associations ou instances, CGLPL y inclus :

Le GIA s’oppose à la tenue des audiences de première instance dans les hôpitaux psychiatriques. Il demande à ce que ces audiences aient lieu dans les TGI et soient systématiquement publiques, le huis-clos ne pouvant être exigé que par la seule personne psychiatrisée sans son consentement et non par le JLD.

Le GIA demande la pleine reconnaissance de la responsabilité pénale pour tous les citoyens, le fait d’être prétendûment malade mental ou psychique au moment de la commission des faits devant être pris en considération comme circonstances atténuantes et non comme « abolition » du discernement entraînant la non-pénalisation des actes.

Dans la même interview, Nicole Maillard-Déchenans rappelle que le GIA dénonce la chronicisation quasi-systématique par les psychiatres des personnes en souffrance psychique et les prescriptions médicamenteuses dangereusement surdosées et prolongées.

Dans un article intitulé La médecine du contrôle social : vers une psychiatrisation de la délinquance ? (pages 37-39), Clément Cimolaï, bénévole au Genepi, décrit avec pertinence l’évolution historique et la perversité de la notion de dangerosité et comment elle s’est introduite dans la législation.

Voici le sommaire complet du dossier :

Enfermement, prison, folie et Ancien Régime / page 10
Introduction à l’histoire de la psychiatrie / page 13
La camisole chimique / page 16
Entretien avec le Groupe Information Asile / page 22
Entretien avec une psychologue clinicienne / page 29
Sortie de prison / sortie d’hôpital psychiatrique / page 20
Une tentative risquée d’homéostasie sociale / page 18
Témoignages de psychiatrisés /page 24
Fabienne, bipolaire, vingt ans de tempêtes avant le calme / page 26
Hospitalisation sous contrainte / page 33
De l’insensé du sens de la peine / page 36
La médecine du contrôle social : vers une psychiatrisation de la délinquance ? / page 37
Pénalité et folie / page 40
Bibliographie / page 42

Le Genepi est une association d’étudiants intervenant bénévolement en prison. Sa vocation est de participer au décloisonnement de la prison en établissant
un lien entre les détenus et le monde extérieur. Attachée aux Droits de l’Homme, cette association estime avoir le devoir de dénoncer leurs violations éventuelles.

Genepi
12 rue Charles Fourier, 75 013 Paris
http://www.genepi.fr/

La liberté d’aller et venir en psychiatrie

La liberté d’aller et venir en psychiatrie, ainsi s’intitule un dossier du mensuel Santé mentale dans son numéro 199 de juin 2015. La violence de l’enfermement et de la contention manuelle et chimique concerne les adultes, mais aussi les enfants hospitalisés en psychiatrie, même ceux qui le sont librement. La CGLPL (Contrôleur Général des Lieux Privatifs de Liberté) énumère dans l’article intitulé Certaines restrictions de liberté sont anormales tous les types de violation des droits des patients qu’elle a déjà pu constater dans les hôpitaux visités par ses services. Nicole Maillard-Déchenans, du Groupe Information Asiles, dans son article Ils t’attrapent, ils t’attachent, te serrent fort, décrit notamment les pratiques de contention subies par les patients, y inclus de jeunes enfants, et qui peuvent aller jusqu’à la mort de la personne ainsi contrainte manuellement et chimiquement. Elle y montre que d’autres façons de soigner et de contenir sont possibles dans le respect de la dignité et des droits des patients. Dominique Friard, dans un article intitulé Le soin portes ouvertes, une pratique honteuse ?, décrit la dérive de la psychiatrie ces dernières décennies vers la pratique systématique de l’enfermement et de la contention au détriment de l’expérience pourtant depuis longtemps validée de l’efficacité des soins sans contrainte, que l’on soit ou non hospitalisé librement.

Soins sans consentement, une pseudo-judiciarisation ?

Soins sans consentement, une pseudo-judiciarisation ? est le titre d’un article qui vient de paraître dans le mensuel Santé Mentale n° 190 de septembre 2014. Ecrit par Nicole Maillard-Déchenans, du Groupe Information Asiles (GIA), il présente ce qui a changé depuis le 1er septembre en matière de législation sur les soins sans consentement par l’entrée en vigueur le 1er septembre dernier de la loi du 27 septembre 2013. Il dénonce la tartufferie des audiences devant les Juges des Libertés et de la Détention (JLD) et la toute-puissance psychiatrique toujours inscrite dans la loi. Lire l’article

Psychiatrisés d’office : un scandale méconnu

Psychiatrisés d’office : un scandale méconnu, titre en Une de son numéro 317 du 26/12/13 au 1er/01/14, GOLIAS Hebdo (http://golias-editions.fr). L’hebdomadaire dénonce la stagnation depuis trois siècles de la législation française en matière d’internement psychiatrique. Les lois du 27 septembre 2013 et du 5 juillet 2011 sont encore largement en deçà des exigences légitimes des défenseurs des droits de l’Homme. L’article, écrit par notre adhérente Nicole Maillard-Déchenans, montre les voies possibles pour un changement de fond en ce domaine. Lire l’article

Surmortalité en psychiatrie

Il y a un taux de mortalité excessif substantiel chez les personnes psychiatrisées, dénonce Nicole Maillard-Déchenans, membre du GIA, dans un article paru dans le numéro 30 (Déc. 2012 / Janv. / Fév. 2013) de la revue trimestrielle L’ALTERMONDIALISTE qui publie tout un dossier sur le temps qui passe intitulé Aurons-nous le temps…