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Comment la psychiatrie a détruit ma vie

Témoignage de NN

6 juin 2017

J’ai 21 ans ; je suis étudiant en Faculté de Droit. Je suis en 3ème année. Je viens d’avoir 1 sur 20 en Droit international public ; j’ai rendu copie blanche en Droit administratif des biens et en Droit des libertés fondamentales. Je viens de recommencer de fumer, et, très vite, je m’intoxique. Continuer la lecture de Comment la psychiatrie a détruit ma vie

Liberté d’aller et venir en psychiatrie

La liberté d’aller et venir en psychiatrie, ainsi s’intitule un dossier du mensuel Santé mentale dans son numéro 199 de juin 2015. La violence de l’enfermement et de la contention manuelle et chimique concerne les adultes, mais aussi les enfants hospitalisés en psychiatrie, même ceux qui le sont librement. La CGLPL (Contrôleur des Lieux Privatifs de Liberté) énumère  dans l’article intitulé Certaines restrictions de liberté sont anormales tous les types de violation des droits des patients qu’elle a déjà pu constater dans les hôpitaux visités par ses services. Nicole Maillard-Déchenans, du Groupe Information Asiles, dans son article Ils t’attrapent, ils t’attachent, te serrent fort…, décrit notamment les pratiques de contention subies par les patients, y inclus de jeunes enfants, et qui peuvent aller jusqu’à la mort de la personne ainsi contrainte manuellement et chimiquement. Elle y montre que d’autres façons de soigner et de contenir sont possibles dans le respect de la dignité et des droits des patients. Dominique Friard, dans un article intitulé Le soin portes ouvertes, une pratique honteuse ?, décrit la dérive de la psychiatrie ces dernières décennies vers la pratique systématique de l’enfermement et de la contention au détriment de l’expérience pourtant depuis longtemps validée de l’efficacité des soins sans contrainte, que l’on soit ou non hospitalisé librement..

Comment la psychiatrie et l’industrie pharmaceutique ont médicalisé nos émotions

Comment la psychiatrie et l’industrie pharmaceutique ont médicalisé nos émotions est un livre de Christopher Lane traduit de l’anglais (Etats-Unis) par François Boisivon et publié aux éditions Flammarion, Paris, 2009, 381 p. Ce livre démontre comment à travers les diverses éditions du DSM, les labos et les psys inventent des maladies mentales pour pouvoir vendre leurs médicaments.

Lire la pertinente recension du livre par Nicole Maillard-Déchenans.

 

 

Constitution du 4 octobre 1958 en vigueur

Extraits de la Constitution française du 4 octobre 1958 en vigueur

In Titre VII, de l’autorité judiciaire

ARTICLE 66.
Nul ne peut être arbitrairement détenu. 

L’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi.

In Titre VII, le Conseil Constitutionnel

ARTICLE 61-1.
Lorsque, à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil d’État ou de la Cour de cassation qui se prononce dans un délai déterminé. 

Une loi organique détermine les conditions d’application du présent article.

ARTICLE 62.
Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61 ne peut être promulguée ni mise en application. 

Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision du Conseil constitutionnel ou d’une date ultérieure fixée par cette décision. Le Conseil constitutionnel détermine les conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles d’être remis en cause. 

Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.