Augmentation et disparité de l’usage des SPI (soins pour péril imminent)

Les soins sans consentement en psychiatrie : bilan après quatre années de mise en œuvre de la loi du 5 juillet 2011,
tel est le titre d’une étude publiée le 16 février 2016 par l’Irdes
(Institut de recherche et documentation en économie de la santé) dans son numéro 222 de février 2017 de son bulletin Questions d’économie de la santé. Les auteurs de l’étude sont
Magali Coldefy (Irdes), Sarah Fernandes (ORU-Paca, Université Aix-Marseille), avec la collaboration de David Lapalus (ARS Paca)

« Réalisée à partir de données médico-administratives, cette étude analyse l’évolution du recours aux soins sans consentement en psychiatrie, depuis la mise en place de la loi en 2011.

92 000 personnes ont été prises en charge sous ce mode en 2015, soit 12 000 de plus qu’en 2012. Cette hausse est expliquée par plusieurs facteurs : l’extension de la durée des soins sans consentement en dehors de l’hôpital, dans le cadre des programmes de soins, et la montée en charge des soins pour péril imminent (SPI). Utilisé pour faciliter l’admission dans un contexte d’urgence et décharger le tiers de cette difficile démarche, ce dispositif est déployé de façon disparate selon les territoires. »

En effet, depuis 2012, le nombre de personnes admises en SPI a doublé (plus de 18 000 en 2015). Cela s’expliquerait  par l’entrée simplifiée dans le circuit de soins psychiatriques que permet ce dispositif, estiment les auteurs de l’étude. Toutefois, ces derniers font remarquer une grande disparité dans l’usage de la procédure en SPI selon les départements..