CH Uzès (Gard) : Soignants en psy condamnés à la prison pour maltraitance

Plusieurs soignants du Centre Hospitalier d’Uzès (CH Le Mas Careiron), dans le Gard, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Nîmes pour violences sur des personnes vulnérables entre 2012 et 2014. Cette décision a été rendue le 17 janvier 2017, l’audience avait eu lieu le 15 novembre 2016.

Un infirmier psychiatrique « a écopé de trois ans de prison dont une année ferme. Il est condamné en outre à une interdiction d’exercice du métier d’infirmier pour une durée de cinq ans et une interdiction de se rendre au Centre Hospitalier Mas Careiron, » écrit Boris de la Cruz dans objectifgard.com du 17/O1/2017.

« Une infirmière et une aide-soignante également mises en cause ont été condamnées à douze mois d’emprisonnement avec sursis, sans inscription au bulletin numéro deux du casier judiciaire. Enfin, une seconde aide-soignante poursuivie a été relaxée, au bénéfice du doute. La partie civile, qui avait demandé 5 000 euros d’indemnisation, recevra 3 000 euros et le remboursement des frais de justice« , d’après Caroline Cordier  dans Hospimedia du 17 janvier 2017.

En stage au Centre Hospitalier d’Uzès (CH Le Mas Careiron) début 2014, deux élèves-infirmières avaient donné l’alerte sur des maltraitances dont elles avaient été témoins  de la part d’une équipe particulière dans un service accueillant moins d’une dizaine de patients. Ces derniers, atteints de troubles mentaux profonds, n’ont pas la capacité de dénoncer eux-mêmes les actes dont ils sont victimes. La gendarmerie de Bagnols-sur-Cèze avait mené l’enquête.

« « Coups de pied, claques, patient pris à la nuque ou lavé à l’eau froide, violence disproportionnée, surdosage médicamenteux sans l’aval des médecins pour assurer la tranquillité des soignants »… Le procès-verbal de gendarmerie, qui énumère les propos rapportés par des professionnels qui oeuvrent au quotidien dans l’établissement, fait froid dans le dos. Les sévices évoqués à l’encontre des patients handicapés mentaux de l’hôpital psychiatrique du mas Careiron d’Uzès sont nombreux. » , écrivait Boris De la Cruz le 6 novembre 2016 dans objectifgard.com.

Une enquête interne avait d’abord été effectuée suite à l’alerte donnée par les deux stagiaires et avait permis d’identifier les quatre salariés en cause et de les mettre à pied. L’affaire avait alors été confiée aux mains de la Justice.

« De nombreux témoignages vont venir compléter les dénonciations initiales. D’ailleurs, durant l’enquête, les gendarmes de Bagnols-sur-Cèze, vont constater qu’il y a une chape de plomb sur l’affaire et une pression sur ceux qui ont parlé. Ils craignent des représailles. Des salariées seront mises à l’écart du service et seront contraintes de quitter l’établissement! » écrivait encore Boris De la Cruz le 6 novembre 2016 dans objectifgard.com.